lundi 18 janvier 2016

Hackathon "nec mergitur", le bilan

J'ai participé au hackathon "nec mergitur" (Note : à l'heure où j'écris ce post, le lien est "cassé" (erreur 404), c'est très symptomatique de la situation décrite ci-dessous...) ce week-end dans les locaux de l'école 42, voici ma vision du bilan de l'événement :
  • Tout d'abord on a pu constater le gouffre qu'il y a entre ce qu'il est possible de faire (et les techno' qui existent) et les capacité des pouvoir public en terme de "digital"... Manque de moyen , certes, mais je pense aussi qu'il s'agit d'une "dette technologique" du à un isolement des pouvoirs publiques par rapport aux "technophiles" qui lui préfèrent les entreprises privées et les start-up. Mais on peut espérer cet isolement est entrain de prendre fin, grâce à des événements de ce type...
  • Si le coté traditionnel des ces institutions a pris du retard, il n'en est pas de même avec les gens qui la constituent. J'ai pu croiser et discuter avec beaucoup de gens de ces institutions (police, préfecture, sécurité civile, etc...) qui eux étaient demandeur pour exploiter toutes ces nouvelles technologies. Mais plus qu'être demandeur, ils sont aussi prêt! Je veux dire par là que j'ai constaté une grande intelligence et une vivacité à identifier rapidement et précisément des cas d'usage de ces technologies.
    C'était très enthousiasmant.
  • Il n'y avait finalement qu'1/3 de développeur, c'est étonnant pour un hackathon, mais cela a donné un intérêt supplémentaire à l'événement. Car de toutes façon on allait pas faire en un week-end une application qui allait tout solutionner. Ce rendez vous a donc plutôt été l'occasion d'échanges de connaissance, de conseils, qui ont permis de structurer la réflexion. Car au delà de la technique, le sujet exige d'autres compétence qu'uniquement la technique. L'éthique, la protection de la vie privé, la psychologie sont des aspects très importants du problème. Si on les oublie on peut vite arriver à un système qui génère plus de dangers que de protection. 
Bref une très bonne initiative que l'on pourrait résumer par : "mettre en liens les compétences et les  acteurs, directement, sans passer par la case politique."